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Alain Eckmann



Voyageur dans l’espace… et dans le temps !

Contrairement à son grand-père, le célèbre mathématicien, Beno Eckmann, ou même à son père qui est physicien, Alain n’est pas né avec la volonté de résoudre des problèmes compréhensibles seulement par une quinzaine de personnes sur la planète. Passionné par les sciences, il a néanmoins suivi un cursus de mathématiques à l’université de Genève. N’ayant pas l’ambition de devenir chercheur, il s’inscrit parallèlement à un cours de finance de 4ème année, à la fac. « La finance m’intéressait car je voulais solutionner des problèmes concrets, explique Alain Eckmann. Et je me suis aperçu que la compréhension des mécanismes financiers nécessitait la connaissance de modèles mathématiques ». Il choisit ensuite d’effectuer des stages d’été dans plusieurs banques, puis débute finalement sa carrière professionnelle en 1995 en entrant chez Julius Baer. Il est alors membre de l’équipe qui crée le département dédié au contrôle des risques. « Ce poste m’a permis d’appréhender toutes les classes d’actifs et d’acquérir une expérience large du métier de la banque, raconte Alain. Mais, au bout de deux ans, je n’ai plus eu envie de continuer à jouer le rôle de « policier » en interne. Au lieu d’éviter à la banque de perdre de l’argent, je recherchais désormais un poste qui me permette d’aider les clients à en gagner en minimisant leurs risques ». N’ayant pas chez Julius Baer la possibilité d’évoluer vers le métier de la gestion, il décide de rejoindre UBS, en décembre 1997. Embauché pour gérer des fonds à capital garanti, il intègre la banque suisse une semaine avant la fusion entre UBS et SBS. « Ce fut une drôle d’expérience car j’ai assisté à la dissolution de l’équipe de 150 personnes que je venais tout juste de rejoindre », nous confie Alain. Une fois son département restructuré, il assume ensuite de nouvelles responsabilités. En 2000, il prend progressivement en charge la création du département dédié à la gestion des obligations convertibles. « Au départ, je m’y suis intéressé le week-end, un peu comme à un hobby, se souvient Alain avec amusement. Puis, j’ai eu la chance immense que ma direction me laisse toute la liberté nécessaire pour créer cette nouvelle activité, de la formalisation du processus d’investissement jusqu’à l’élaboration de l’argumentaire marketing. En me- nant ce projet, je me suis retrouvé dans la peau d’un entrepreneur, tout en bénéficiant du solide soutien des équipes du groupe. Ce département a donc été mis en place dans les meilleures conditions possibles ! ». Et avec une belle réussite à la clé. Pour preuve, l’équipe d’Alain s’est rapidement étoffée pour compter aujourd’hui cinq gérants. « Je suis amené à faire des choses nouvelles régulièrement, c’est ce qui est intéressant dans mon métier, précise-t-il. J’aime aussi la dimension « jeu » lié à l’investissement avec un enjeu élevé car le résultat est immédiatement mesurable. Que vous soyez bon ou mauvais, cela se voit tout de suite, vous ne pouvez pas le cacher ! Pour faire ce métier, il faut aimer le challenge et chercher à être tous les jours le meilleur. Et pouvoir agir avec une équipe solide rend la chose encore plus intéressante et stimulante ».

Tous les continents sauf l’Australie

Que ce soit pour son travail ou dans le cadre de sa vie privée, Alain a eu l’occasion de découvrir tous les continents, à l’exception de l’Australie. Mais, il n’éprouve pas pour autant le besoin d’aller très loin pour être dépaysé : « Quand je voyage, je suis à la recherche de la diversité. Or, celle-ci est partout pour celui qui sait observer. Vous n’avez pas besoin de changer de continent pour avoir accès à d’autres cultures ». Alain aime ainsi découvrir et expérimenter d’autres modes de vie : « Je suis curieux de la façon dont les gens interagissent entre eux, la manière dont ils com- muniquent et travaillent ensemble. C’est très différent d’un pays à l’autre ». Il note ainsi les petits détails dans les comportements professionnels comme « la discipline des Japonais couplée à leur hospitalité agréable, l’indulgence en cas de non respect des horaires de réunion dans certains autres pays », etc.

Alain collectionne les timbres mais aussi les enveloppes !

Avec du cachet !

Mais Alain est avant tout animé par une vraie passion depuis son enfance : la philatélie. Il possède une très belle collection de timbres suisses, dont les plus vieux datent du XVIIIème siècle. « Au-delà du timbre, ce qui me plait, ce sont les lettres anciennes : déchiffrer une belle écriture, découvrir un langage soigné et précieux, des tournures de phrase qui nous semblent aujourd’hui particulièrement sophistiquées voire désuètes mais qui sont en réalité pleines d’élégance et de charme », estime Alain. Il trouve ces petits trésors dans le cadre de ventes aux enchères, notamment sur internet : « Mais il faut être prudent car certaines offres peuvent être malhonnêtes. Comme partout, il faut se méfier d’une proposition trop belle ! Il est important d’en connaître la valeur réelle
car les prix vont de 20 euros jusqu’à... plus l’infini ! ». Sa collection s’enrichit également avec l’appui de ses relations personnelles ou professionnelles, qui pensent à lui quand elles découvrent ce genre de spécimen au fond d’un grenier...
Alain n’est pas sectaire en termes de période ou de catégorie : « Contrairement à certains, je ne collectionne pas uniquement un certain genre de timbres mais toutes
les variantes possibles comme les timbres neufs, les timbres oblitérés, les « enveloppes premier jour » * entre autres. En revanche, ce loisir étant très chronophage et occupant beaucoup de place, je me suis spécialisé dans les timbres suisses. Mais, malgré cette restriction géographique, je consacre déjà un espace trop important à ma collection ! ».
Pour lui faire plaisir, il « suffit » par conséquent de dénicher une lettre ancienne, placée dans une
enveloppe « ornée d’un beau timbre et d’un tampon original, une correspondance rédigée avec une belle écriture et qui vous plonge dans un passé lointain »... Ses trouvailles l’amènent alors à voyager virtuellement dans l’espace et dans le temps. « Certaines lettres vous apprennent beaucoup quant à l’esprit d’une époque ou à son mode de vie, souligne Alain. Je possède, par exemple, une lettre datant de 1850 écrite par des pompiers. C’est très amusant car on peut lire que ces derniers se plaignent au département de la Justice de ne pas avoir été payés plusieurs mois après avoir éteint un incendie durant trois jours entiers ... ».
Quand il voyage dans le monde réel, c’est généralement en famille. Sa femme se charge d’organiser les visites. Ils ont notamment fait découvrir Istanbul à leur fille de 10 ans et leur fils de 13 ans. « C’est une ville où il y a plein de choses à découvrir, raconte Alain. Vous êtes au croisement de l’Orient et de l’Occident, et cela est visible aussi bien dans la culture que dans le mode de vie. Cette ville présente aussi l’avantage de proposer plein de petits restaurants peu chers et très bons. La cuisine turque est très savoureuse, que ce soit les kébabs ou les plats traditionnels à base de légumes sans oublier les délicieuses pâtisseries ». De manière générale, Alain apprécie les repas conviviaux. C’est aussi une des raisons pour lesquelles il aime la raclette et la fondue, spécialités de son pays.

D’Istanbul à San Francisco

Il a aussi visité la Californie avec toute sa famille : «J’ai tout aimé de San Francisco à Los Angeles. Vous n’avez pas le temps de vous ennuyer car cette région offre une très grande diversité d’activités quand vous voyagez en famille : une nature exceptionnelle avec ses grands parcs, mais aussi des musées passionnants, des parcs d’attraction pour les enfants, des plages à perte de vue, etc. ».
Alain connaît aussi un peu la France. Avant de faire des allers-retours réguliers à Paris pour son travail, il a en effet découvert notre pays pendant sa jeunesse quand son père est venu travailler à l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques. Il a ainsi passé 6 mois à Bures-sur-Yvette et a gardé le souvenir d’une région très jolie mais aussi de plusieurs jours sans école pour cause... de grève ! Cela fait aussi partie de la découverte d’un pays...
Vous l’aurez compris, Alain est avant tout quelqu’un de flegmatique qui observe le monde avec recul et curiosité. Un de ses films préférés ? « Douze hommes en colère », le chef d’œuvre de Sidney Lumet avec Henry Fonda. Ce drame judiciaire qui tient le spectateur en haleine grâce à un suspense captivant lui a apporté un éclairage nouveau sur le comportement hu- main, un sujet qu’il affectionne particulièrement.