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Pauline Bernard



La dolce vita… tout schuss !

Avant de gravir les échelons dans la finance, à Londres, Milan puis Paris, Pauline Bernard a dévalé quelques pistes dans les Alpes. Grande sportive, elle a fait de la compétition, en s’entraînant tous les mercredi après-midi sur les sommets au-dessus d’Albertville, jusqu’à devenir championne de Savoie en 1984. Naturellement, elle fut aux premières loges pour assister aux Jeux Olympiques de 1992... Mais n’ayant pas l’ambition de devenir une skieuse professionnelle, elle opte pour une école de commerce, l’European Business School à Paris, en 1988. Dans ce cadre, elle découvre Londres où elle est amenée à effectuer un stage de six mois chez Swiss Bank Corporation (SBC) au sein de la salle de marché et de l’équipe en charge du contrôle des risques. « J’ai adoré cette expérience qui m’a permis de découvrir le monde financier », nous confie-t-elle.

Londres, Milan, Paris...

De retour à Paris, c’est par hasard qu’elle décroche son premier emploi. En effet, lors d’un brunch avec des amis, elle fait la connaissance d’un trader qui travaille chez JP Morgan et qui lui propose de rejoindre le bureau parisien de la banque. « J’ai ainsi intégré en mai 1992 le back office de l’activité Titres de JP Morgan, puis j’ai eu en charge la relation commerciale avec les clients anglo-saxons, raconte Pauline. Ce fut une époque très sympa car nous étions une équipe de jeunes diplômés, tous très motivés. Nous ne comptions pas nos heures et nous allions dîner ensemble après le travail. »
En novembre 1995, l’équipe déménage de la place Vendôme à l’avenue de l’Opéra, suite au rachat du métier par Paribas. « Notre arrivée a un peu révolutionné le service
titres de Paribas, raconte Pauline. J’ai intégré l’équipe de commerciaux qui
avait pour mission de démarcher les clients non domestiques. »
Alors qu’elle ne parle pas un mot d’italien, elle décide, en mai 1997, de partir à Milan, pour devenir responsable du développement de la clientèle, puis responsable de l’équipe commerciale dans son ensemble. Son bureau est alors situé juste derrière la Scala, dans l’ancien hôtel particulier de Gucci. Chaque matin, elle déguste un cappuccino en terrasse avant d’aller travailler, tout en admirant l’élégance vestimentaire des milanais. « J’ai aussi apprécié les magnifiques boutiques de décoration et les majestueux bâtiments parfois teintés d’ocre, comme pour annoncer la beauté de la Toscane », explique Pauline. Et Milan l’a aussi séduite par sa situation : elle a pu aller skier presque tous les week-ends dans les Alpes italiennes, à Santa Caterina di Valfurva, dans la station de ski de la championne italienne Deborah Compagnoni, mais aussi à Madesimo et à Cervinia. « Quand je suis arrivée à Milan, mes collègues m’ont prévenu qu’ils comptaient sur moi pour remporter la course annuelle de ski organisée par les banques étrangères pré- sentes en Italie. L’enjeu était de mettre un terme à la série de victoires successives remportées par JP Morgan... En 1999, j’ai relevé le défi et permis à la banque d’accéder à la 1ère place du podium », se souvient Pauline avec amusement.

Skier à Cervinia

En juin 2001, de retour à Paris au sein de BNP Paribas Securities Services (BNP et Paribas ayant fusionné entre temps), elle est nommée responsable commerciale pour la clientèle des intermédiaires financiers français : « J’assumais le suivi de la relation et commercialisais auprès des banques et brokers notre réseau de conservation locale. »
A la fin des années 90, elle devient aussi... maman de Camille, puis de Justine, et enfin d’un garçon, Paul, aujourd’hui âgé de 11 ans.
Puis c’est également l’heure du changement dans sa vie professionnelle. Elle quitte ses clients intermédiaires financiers, le « sell side », et se convertit au « buy side » en intégrant, début 2005, l’équipe en charge des ventes auprès des clients institutionnels français. « Ce fut un grand bouleversement culturel, nous confirme Pauline. Heureusement, j’ai eu la chance d’être accompagnée par Bernard Blaud que j’ai connu chez JP Morgan et qui avait rejoint BNP Paribas Securities Services en 1998.
Ce qui lui plaît dans son métier ? Aborder des problématiques complexes et diverses avec ses clients, en tant que responsable des ventes sur le segment institutionnel, mais aussi en charge depuis 2011, de la clientèle des intermédiaires financiers. « L’interaction avec mes clients et prospects me plaît beaucoup, insiste-t-elle. Je n’aurais pas pu faire un métier où ce type d’échanges n’existe pas. J’aime réfléchir avec eux pour construire des solutions adaptées à leurs besoins, alors qu’ils doivent faire face à un environnement bouleversé par de nombreuses évolutions réglementaires comme Solvabilité II, AIFM ou encore EMIR. Il faut pour cela être capable d’instaurer une relation de confiance. »
Pauline vit intensément son métier et, pour se changer les idées, il lui arrive de bouquiner. Mais, dans ce cas, il lui faut un peu de temps car quand elle est plongée dans un livre, elle oublie tout ! Elle a récemment dévoré « Dans le jardin de la bête », d’Erik Larson, l’histoire de l’ambassadeur américain à Berlin pendant la montée du nazisme dans les années 1930. Elle est aussi fan des thrillers scandinaves, et notamment de ceux de Stieg Larsson et de sa trilogie de Millenium. Cependant, Pauline est avant tout quelqu’un d’enthousiaste et pleine d’énergie qui aime se détendre en se dépensant physiquement. Skieuse hors pair depuis son enfance, elle descend aujourd’hui les pistes des Trois Vallées : « Tous les ans, nous organisons un week-end en janvier avec un groupe d’amis pour faire du freeride pendant 4 jours accompagnés d’un moniteur mais sans les enfants ! ». Pauline skie aussi avec ses parents dans le Beaufortin, plus précisément à Arêches-Beaufort. Ils encouragent chaque année les concurrents de la mythique course de ski de randonnée la « Pierra Menta ».

Traverser le lac d’Annecy à la nage

De retour dans la capitale, difficile de dévaler des pistes : la montagne Sainte-Geneviève est trop rarement enneigée ! N’imaginez pas pour autant que Pauline se prélasse devant un feu de cheminée.... Elle a plutôt besoin de canaliser son énergie en nageant à l’Athlétic Club de Boulogne Billancourt. Et ses nombreux allers et retours dans la piscine lui permettent de concourir dans la course interclubs des Hauts-de-Seine mais aussi de faire chaque année la traversée du lac d’Annecy ! Elle a réussi à convertir ses trois enfants à la natation et à la compétition, mais pas seulement. Ils se sentent désormais comme des poissons dans l’eau... en Italie, et plus précisément à Milan et dans la région des lacs. « Nous apprécions beaucoup la cuisine italienne, nous confie Pauline. Et en tant que sportifs, c’est une bonne chose de savoir préparer différents plats de pâtes ! ». Son péché mignon ? Un plaisir simple : des pâtes cuites al dente, agrémentées d’un filet d’huile d’olive, de tomates cerises et de basilic. Mais elle ne peut pas résister non plus à une boule de mozzarella, ni à quelques tranches de Prosciutto découpées « en dentelle », à moins que ce ne soit un risotto aux cèpes improvisé suite à une balade au marché de Côme. Et pour être sûre de se régaler, elle sélectionne « le roi des vins et le vin des rois » : un Barolo bien sûr ! Si vous ne partagez pas ce plaisir, elle vous conseille de ne pas avoir l’audace, en terre piémontaise, de prétendre que la gastronomie française est de qualité supérieure... Car ce sujet suscite autant de débats et de moqueries que nos performances en football !